Depuis le 10 août, 6 791 migrants ont choisi de retourner volontairement de Ceuta vers le Maroc, dont 1 308 la semaine dernière. Le ministre espagnol Ángel Víctor Torres a annoncé que 318 migrants ont été expulsés, portant le total des retours à plus de 7 000. La situation est exacerbée par des appels à des passages collectifs vers Sebta le 23 septembre, jour des élections législatives marocaines. En réponse, Rabat et Madrid ont renforcé leur coordination sécuritaire, avec l'envoi de 75 agents supplémentaires de la Police nationale et 200 de la Garde civile. Des drones et un hélicoptère sont mobilisés pour surveiller la frontière. Le 23 septembre, la police marocaine a arrêté dix personnes pour incitation à la migration irrégulière. Le ministre marocain Nasser Bourita a déclaré que la responsabilité du non-retour des migrants illégaux incombe à l'Espagne.