Un rapport de la police espagnole, remis à la juge María Tardón, accuse les forces de sécurité marocaines d'avoir orchestré l'arrivée de 72 000 migrants à Sebta les 30 et 31 juillet 2026. Cependant, le Premier ministre Pedro Sánchez a reconnu qu'aucune preuve solide ne permettait d'établir une telle implication marocaine. Le directeur général de la police, Francisco Pardo, a confirmé l'absence de rapports incriminant le Maroc. Les partis espagnols, dont le Parti populaire et Podemos, ont réclamé la démission du ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska. En réponse à la crise, le gouvernement espagnol a mobilisé des ressources militaires à Sebta, tandis que des manifestations contre la présence de migrants ont eu lieu dans plus de 260 communes espagnoles. Le 4 septembre, la Confédération espagnole des agences de voyages a signalé une baisse des nouvelles réservations vers le Maroc, tandis que l'ambassadrice marocaine a été convoquée par Madrid suite à des déclarations jugées inacceptables sur Ceuta et Melilla.