La décision de plusieurs universités marocaines d'imposer des frais d'inscription élevés, atteignant jusqu'à 20.000 dirhams par an pour les étudiants fonctionnaires et salariés, suscite une forte indignation. La Coordination des étudiants fonctionnaires et salariés exige l'annulation de ces tarifs jugés inconstitutionnels, arguant que leur instauration relève exclusivement de la loi. Le ministre de l'Enseignement supérieur, Azzedine El Midaoui, est interpellé au Parlement sur cette question. En réponse, les étudiants fonctionnaires ont décidé de boycotter les cours à temps aménagé. Les universités s'apprêtent à valider des frais unifiés pour ces formations, avec des modalités d'exonération encore à définir. Les défenseurs de ces frais estiment qu'ils permettront de doter les universités de plus de moyens, tandis que d'autres craignent des inégalités sociales.